L’histoire de l’ATQ

Christine  Rollins née le 5 janvier 1946 décédée le 19 Février 1981

Christine Rollins née le 5 janvier 1946 décédée le 19 Février 1981

C’est en 1970 que Marie-Marcelle Godbout, alors encore à la recherche de son identité, s’occupe d’être en relation d’aide avec Christine Rollins, l’une des toutes premières transsexuée au Québec. Cette dernière avait reçu une chirurgie de réassignation sexuelle à l’hôpital général de Montréal et opérée par l’un des premiers chirurgien Québécois pratiquant cette technique, soit, le Docteur Harvey Brown. Après sa chirurgie, Christine errait seule et sans ressource. Le regard des autres, le mépris pour ce qu’elle était, ses papiers d’identité qui n’étaient pas changés et le rejet social envers Christine, ont été des facteurs suffisamment déterminants pour que Marie-Marcelle la prenne sous son aile.

Comme Marie-Marcelle était infirmière auxiliaire, au fil du temps, certaines personnes transsexuelles arrivaient avec leur prescription donnée par leurs médecins traitants et se faisaient donner leurs injections de sa main. Par la même occasion, Marie-Marcelle faisait de l’écoute active.

Marie-Marcelle reçoit sa chirurgie de réassignation sexuelle le 18 octobre 1979 à Toronto, à l’hôpital Wellesley par le Docteur William R.N. Lindsay.

Christine Rollins, malade et souffrante, passe Noël à Montréal en compagnie de la famille de Marie-Marcelle. Elle doit subitement retourner à son domicile, à Toronto, puisqu’elle devient très souffrante à la suite d’une délicate intervention chirurgicale, subie le 6 novembre 1979. Cette opération avait pour but de diminuer l’estomac afin de perdre du poids. Suite à des complications de cette intervention, Christine tombe dans le coma. 14 mois plus tard, elle décède le 19 février 1981.

En 1980, Christine Rollins alors à l’hôpital général de Toronto, reçoit à son insu la visite de Marie-Marcelle. Elle entends une infirmière qui lui parle sur un ton dur et l’interpelle au masculin. <<now be a good boy !>> Entendre cela de la part de l’infirmière révolta Marie-Marcelle. Ce manque de respect envers son identité et sa dignité, et ce, sur son lit de mort, devinrent les événement déclencheur pour qu’elle fonde l’ATQ (Aide aux Transsexuels(les) du Québec). Aujourd’hui après 25 ans d’existence, l’ATQ (qui se nomme maintenant l’Association des transsexuel(le)s du Québec) milite pour que les doyen(ne)s transsexué(e)s puissent vieillir et mourir dans le respect et la dignité.

Le 22 octobre 1980, la fondatrice reçoit chez elle quatre personnes afin de discuter de son projet. Étaient présentes : Manon, Vanessa, Marie-Claude et Brigitte. Une nouvelle s’ajouta au groupe un peu plus tard et qui remplaça Brigitte. Il s’agit de Marie-José qui fut la bénévole la plus dévouée à l’association. C’est elle qui aussi, eut l’idée de faire une journée du 3 mai, le jour commémoratif, en souvenir de la mort de Christine Jorgensen, la première transsexuée la plus médiatisée mondialement. Elle fût opérée en 1952.

Et Marie-Marcelle, pour faire suite, eut l’idée de prendre le 3 mai ou le samedi le plus près et d’en faire la journée de la fierté transsexuelle. Danielle Chénier est actuellement la responsable du comité d’organisation.

Depuis 25 ans, l’ATQ est un centre d’écoute et de références. Par le recours des médias,cet organisme a grandement contribué à faire comprendre et à démystifié ce qu’est le transsexualisme au Québec, à faire ouvrir les mentalités sur les différences par le biais de conférences à travers les universités les cégeps, les centres hospitaliers et les pénitenciers.Les fondatrices de l’ATQ en 1980

Les fondatrices de l'ATQ en 1980

Les fondatrices de l'ATQ en 1980