Le réalisme face au positivisme

octobre 2009

octobre 2009

Je suis ingénieure. J’ai peut-être l’esprit trop cartésien mais j’ai tendance à être très réaliste. Je suis réaliste dans mes objectifs, dans des idées, dans mes espérances et dans mes analyses. Que voulez-vous je suis comme ça et je n’y peux rien. En tant que réaliste, je donne toujours l’heure le plus juste possible à mon auditoire. Même que j’essai de mettre l’emphase sur ce que je crois qu’ils accorderont le moins d’importance pour qu’au final ils aient une bonne représentation de ce que je décris. C’est difficile en tant qu’auteur de faire ça parce que nous ne savons jamais vraiment qui va lire ce que nous écrivons. En tant qu’ingénieure c’est plus facile, on parle de choses technique il y a des mesures pour appuyer ce que l’on dit. Dans le domaine des émotions et du ressentis, c’est plus difficile!

Différemment de moi, plusieurs personnes sont positives. Elles ont cette tendance à ne voir que le bien dans les choses et les événements. Je ne parle pas d’optimisme mais de positivisme. Comme une façon de filtrer le mauvais et de ne garder que le bien en tête. Je ne dis pas que c’est mal ou mauvais de penser comme ça. Probablement que ces gens sont plus heureuse puisqu’ils ne voient que du bien autour d’eux. Évidement c’est une caricature que je décris. Les gens sont plus équilibrés dans la réalité. Mais il y a quand même plusieurs personnes qui parlent largement des choses positives.

Moi en tant que réaliste, quand j’entends le discours d’une personne positive, je n’ai pas l’heure juste. J’obtiens une image positive de ce qu’est la réalité. Quand je lis un rapport d’ingénierie où il y a des mesures, mais que la conclusion est positive, je peux moi-même me faire une idée basée sur les mesures elles-mêmes. Encore une fois, dans le domaine des émotions et du ressentis, c’est impossible, il faut se fier à ce que l’autre nous donne comme réalité aussi distorsionnée soit-elle.

Pourquoi toute cette analyse? Et bien j’aimerais énoncer un point important sur les chirurgies de changement de sexe pour les personnes trans. Je parle surtout de l’intervention que j’ai subie, la vaginoplastie. Je crois qu’il y a pas mal de positivisme chez les personnes transsexuelles qui ont subie cette chirurgie. Peut-être je vais dire la même chose moi aussi dans quelques semaines mais il me semble que ce que vis soit un peu mal aligné par rapport à ce qu’on a pu me décrire. Je crois qu’on m’a donné un bon aperçu de la douleur physique suite à la chirurgie. J’ai même eu l’occasion de l’observer moi-même l’an passé lors de mon séjour à l’asclépiade.

Il me semble que j’ai entendu beaucoup de choses du genre : « C’est la plus belle chose du monde » ou encore : « Je ne suis plus capable de m’ôter le sourire du visage ». Peut-être était-ce un effet secondaire des anti-douleurs ;-) Dans mon cas, oui je suis heureuse de la chirurgie, elle guérit bien et moi aussi je crois que c’est la plus belle chose du monde. Mais ce n’est pas seulement ça une vaginoplastie, il y a des aspects que la citation : «C’est la plus belle chose du monde » n’exprime pas. Comme la douleur par exemple. Mais ce n’est pas tout.

Il y a des aspects psychologiques et hormonaux à ne pas négliger. Je vous dirais que c’est là où, pour moi, le bas blesse. J’ai tout simplement l’impression d’être revenue un an en arrière dans ma transition au niveau féminisation corporelle. L’arrêt de l’hormonothérapie pré chirurgie a fait repousser beaucoup de poils sur mon visage de telle sorte que je n’ai plus des îlots de poils j’ai une moustache! C’est atroce de revenir en arrière autant! C’est insupportable!

Un autre effet dévastateur de l’arrêt de l’hormonothérapie est sur la taille des seins. Je suis de retour à la taille d’il y a Hormonesun an où j’étais convaincu d’avoir recoure à une augmentation mammaire le jour me ma vaginoplastie. J’ai toujours eu l’espoir d’avoir une poitrine naturelle. Peut-être pas voluptueuse mais naturelle. Je sais que je suis déjà chanceuse d’avoir ce que j’ai et qu’il y a des filles trans que leur poitrine ne pousse simplement pas mais j’avais atteint une taille où j’hésitais énormément à recourir à une augmentation mammaire. On m’a souvent rapporté qu’une fois la castration physique effectuée, les seins augmentaient légèrement de volume. Sincèrement j’avais l’espoir que se soit mon cas et ainsi obtenir une taille minimale selon moi. J’y croyais vraiment! Et j’été plutôt déçue.

Donc vous imaginez ma déception aujourd’hui suite à cette chirurgie de me voir retourner au début de ma transition? Je déprime. J’ai recommencé mon hormonothérapie et je ne sens rien au niveau des seins. Selon mon chirurgien, je devais simplement me supplémenter en estrogène pour aller effectuer ma prise de sang en vue de revoir mon endocrinologue. Depuis le tout début de mon hormonothérapie, j’avais toujours eu des douleurs aux seins. Et lors de ma chirurgie au visage du début de l’année, quand j’ai recommencé les hormones après ma chirurgie, j’avais eu une pousse soudaine et une douleur aigue aux seins. Aujourd’hui, rien de tout cela n’arrive. Le débalancement hormonal est tel que je pleure pour tout et pour rien sans cesse. Peut-être que ma dose est trop forte ou pas assez forte. Je n’ai personne pour me le dire. Mon rendez-vous avec l’endocrinologue est dans un mois. Je me sens mal et il y a fort à parier que c’est hormonal.

Il y a aussi l’absence de sexualité. Je ne pale pas d’absence de sexe, je veux dire que je ne me vois plus comme un être capable de plaisir sexuel. Je ressens du désir pour ma partenaire mais je ne peux rien faire et je sais que je ne peux pas avoir de plaisir. Je me sens comme une fillette qui n’a simplement pas de sexualité mais j’ai du désir parce que je sais ce que c’est le sexe et encore plus maintenant que j’ai le bon sexe. Donc toute la gestion de l’intimité avec ma copine peut devenir compliqué à tous moment.

PelvicFloorMuscles02Donc je dois apprendre. Je dois réapprendre à faire pipi par exemple. Le système urinaire a beaucoup changé et il faut le réapprendre. Il fonctionne bien mais mon cerveau ne sait pas encore comment s’en servir. J’ai à perdre l’habitude se secouer mon pénis (que je ‘ai plus) après avoir uriné. Ne plus avoir besoin de tenir le pénis quand on s’assoit sur un siège de toilette pour le diriger vers le bas est une autre habitude à perdre. De la même manière pour la contraction du muscle pubococcygien (muscle du plancher pelvien) à la fin de la miction pour vider l’urètre. Ce dernier ayant beaucoup raccourcit,  cette contraction n’a plus d’effet. Le rituel d’aller faire pipi est complètement changé. J’avoue que le tout est assez agréable. Mais de ne pas savoir où mettre ma main droite quand je m’assois, m’a indisposé au début. Mon cerveau est programmé ainsi depuis que je suis toute jeune. La première fois que j’ai sentie que j’étais programmée en gars m’a fait de la peine. Aujourd’hui je fais un sourire à chaque fois que je vais faire pipi. Je suis passé par-dessus ;-). Ce n’était pas grand-chose mais j’ai quand même eu à y faire face. Et ça s’ajoute au reste des choses plus ou moins difficiles reliées à cette chirurgie.

Je vous épargne mon premier caca!!!!! Juste une citation de mon amie Michelle qui illustre comment ça se passe : « J’ai passé 45 minutes à chier une brique ». Hihihihi, Ne change pas Michelle, reste toujours aussi illustrée.

Ce n’est pas une petite chirurgie. On la nomme la grande opération et ce n’est pas pour rien! C’est dans la cour des grands ça!!! Est-ce que je la regrette? Pour rien au monde. Mais là je suis dans la période post-opératoire et je la trouve difficile et je sais que ce que je vis est du à la chirurgie. Comme des effets collatéraux.

Aujourd’hui, je sais que je vie une période difficile qui me dirigera vers une vie meilleure. Mais en attendant, je prend mon mal en patience comme on peut dire!





Commentaires (15)


  1. Marie-Soleil Blanchard Dit:

    Je ne sais pas comment te dire merci… Merci Marie pour ta franchise et ton réalisme.

    Tu sais après notre visite Emily et moi avions parlé de l’oppération et de ce qu’elle représentait. Je suis le cheminement de ma copine, je l’aide, la suporte, mais je ne me cacherai pas… J’ai peur!
    Comme elle ne veux pas que j’ai mal a l’accouchement, je ne veux pas imaginer sa soufrance à l’oppération. Ma souffrance sera minime à côté de la sienne… Moi j’accouche et c’est fini… Je n’ai pas de soufrance psychologique qui m’accompagnera… Mais après t’avoir lu, j’ai compris encore plus l’importance qu’aura mon amour et mon soutien ainsi que celui de notre fille face à sa maman qui subira la grande opération. Je ne sais pas si c’est les hormone de fin de grossesse qui me font écrire, mais je n’ai qu’a penser à ton cheminement et j’espère que ma petite Emily aura ta force… Je te lève mon chapeau pour ta grande force. Ta force de vouloir ÊTRE!

    Marie-Ève c’est un honneur de t’avoir dans notre vie et ne l’oublie jamais!

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    Marie-Ève Répond:

    Merci beaucoup Marie-Soleil. C’est tout un honneur de vous connaître vous deux aussi! Ça fait plaisir de partager ce que je vie pour vous :-)

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  2. Daphné M Dit:

    pour ma part, étant aussi ce que je considère comme réaliste (voire pessimiste, mais ça, c’est une autre histoire…) je suis bien contente de lire une représentation réaeliste de la situation vis-à-vis la SRS. ce que tu as mentionné au niveau de l’arrêt d’hormonothérapie est ce que j’ai cru comprendre comme la pire chose à devoir faire :S c’est très contre-productif si on me le demande. c’est dans ces moments-là que je me demande pourquoi il ne serait pas possible pour une personne informée et prête à le faire d’avoir la « grande opération » en partant au lieu de remonter la pente constamment en combattant la testostérone et d’être forcée à faire la conne à la fin et d’arrêter tout ça. ça me dépasse. personnellement, je commencerais par ça et au diable les possibles regrets/conséquences whatever qui viennent après, je suis un adulte et c’est mon problème! mais bon… l’utopie n’existe pas encore pour nous.

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  3. Amélie Dit:

    Allo Marie,

    J’ai une question, car j’ai une opinion sur l’arrêt de l’hormonothérapie avant la chirurgie, est-ce le but de l’arrêt d’hormones est vraiment physique ou plutôt psychologique pour les médecins? Je suis curieuse, car j’ai l’impression que les Docteurs veulent être absolument certains du choix de la patiente… en considérant le nombre de patiente qui qui prennent la poudre d escampette sur le lit d’hôpital. Crois-tu que la monté de testo peut faire changer l’avis d’une indécis a la dernière minute? Ne crois-tu pas que c’est la vrai raison pour l’arrêt d’hormones?

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    Catherine Répond:

    Pour répondre à ta question Amélie (même si je ne suis pas Marie-Ève ^-^), l’arrêt des hormones est simplement pour des raisons sanguines pour le bien du déroulement de l’opération. Je ne crois pas (dans la limite de mes connaissances) que son arrêt puisses tant influencer la décision en sois, car c’est un besoin qui est (habituellement) longtemps réfléchit. Mais encore là, il y a toujours des exceptions à la règle ;-).

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  4. Catherine Dit:

    C’est un beau texte très réaliste (eh oui) que tu nous donne là Marie. C’est effectivement une période (à mes yeux) qui ressemble pas mal à la transition en sois. Ce sont des très haut et des très bas. C’est ce qui rend la chose merveilleuse et qui rend son appréciation que plus grande par la suite.

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  5. Louise Dit:

    Merci Marie-Eve pour ce témoignage…

    Ayant été opérée au même endroit (mais par Dr Yvon Ménard) il y a vingt mois, avec le recul suffisant maintenant, je dois dire que personnellement je ne me retrouve pas vraiment dans ton témoignage.

    D’abord sur le plan « technique », je n’ai jamais eu de problèmes de repousse de poils, non plus que de problèmes urinaires…

    Pour les premiers, j’avais interrompu mon traitement 3 semaines avant (si je me souviens bien) et repris 10 jours après, d’autant plus que je présentais des risques thrombo-emboliques (problème génétique)… et vraiment ça ne m’a fait ni chaud ni froid.

    Question urinaire, ça s’est remis à fonctionner sans aucune différence par rapport à « avant »… Il faut dire que je n’avais jamais uriné autrement qu’assise auparavant.
    Et question des « briques à chier »… (!!) pas davantage…
    Pour les seins, je ne peux pas dire, car j’ai eu une A.M. en même temps que la réssignation.

    Ensuite, sur le plan « psychologique », j’avoue n’avoir ressenti aucune vraie différence entre avant et après, mis à part un sentiment de « bon débarras ! » quand j’ai constaté la suppression…

    Pour le reste, dans mon contexte (familial, social, professionnel…) rien n’a vraiment changé et c’est très bien comme ça.

    Quant au sentiment d’être « sexuée » ou pas, j’avoue que ça m’a toujours laissée froide.
    Je ne me lève pas tous les matins en disant « Merci mon Dieu (ou Dr Ménard…. ?) maintenant je suis une femme, pardon, une Femme »

    J’ai juste mis mon physique en accord avec mon ressenti, et de là, mon identité (i.e. ce que JE ressens) est, pour moi, en cohérence.

    Et je n’ai depuis vraiment jamais eu la moindre envie de retraverser le miroir….

    Bises
    Louise (de l’autre côté de l’Atlantique….)

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    Marie-Ève Répond:

    J’aimerais juste corriger un terme: « Quant au sentiment d’être « sexuée » ou pas ». Ce n’est pas ce que je voullais dire (je vais corriger le texte je me rend compte qu’il porte à confusion; merci)). Je me sens sexuée au même titre qu’une petite fille. Mais je n’ai plus de sexualité. Je ne me sens plus capable de plaisir c’est ce que je dis. Je ne parle pas de sentiment d’être sexué ce qui est très différent.

    Pour le reste vous êtes chanceuse. Moi je n’ai pas ça aussi facile, apparemment! Il faut dire que chez moi, les hormones ça joue énormément sur mes émotions. Pour moi, oublier de prendre le supplément d’Å“strogène suffit à me faire brailler toute l’avant-midi. Mais je suis très contente de cette opération. Quand je regarde en bas, j’ai l’impression que ça a toujours été comme ça, je ne retournerais pas en arrière mais j’ai juste hâte de ne plus avoir de douleur, d’être plus avancé dans mes dilatations (4/jour c’est contraignant quand même) et que les autres choses de ma vie soient rentrées dans l’ordre.

    Mais je vais déjà pas mal mieux que quand j’ai écris l’article! ET UN GROS MERCI pour le temps que vous prenez à me lire et à réagir! C’est génial de se partager comme ça!

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  6. Louise Dit:

    Post Scriptum…
    Tout ceci pour dire que chaque ressenti est individuel et qu’il y a autant de vécus des situations que de personnalités différentes… aussi bien sur le plan physiologique que psychologique…

    Post Scriptum 2 …
    @Marie Eve… Je suis aussi ingénieure… mais étant aussi un peu commerciale et gestionnaire, je me demande si je donne l’heure… Je pense que j’aurais plutôt tendance à la prêter…

    Bises
    Louise (de l’autre côté de l’Atlantique, avec 6h de décalage….)

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  7. Isabelle Dit:

    Je suis bien d’accord avec Louise. Nous avons tous une perception différente en traversant une telle étape. Dans mon cas, il y a deux ans, mon opération et ma période post-opératoire se sont vraiment bien passé.

    Pendant une grande partie de ma vie, je souhaitais enfin en arriver là un jour. Avant ma transition, je n’assumais pas l’idée de faire la transition, je n’assumais pas ma réelle identité. Comme toute personne trans avant leur transition, je vivais en continuel conflit identitaire. Mais ça peut paraître drôle, mais ce qui me tenait vivante, c’était l’espoir d’en arriver à la grande opération un jour.

    J’ai très longtemps mijoter à me demander si c’était douleureux, combien cela coûterais, si j’aurais des complications, si ce type d’intervention allais résoudre vraiment mon conflit identitaire, si cela ferais de moi une personne plus heureuse, etc …..

    Ce projet était en continuel latence. Résultat, j’ai été prête en endosser la douleur et les complications qu’il pouvait s’y présenter. Pour moi, le risque d’avoir de grandes douleurs ou les complications temporaires que cela pouvait représenter n’étaient rien à comparer à la douleur vécu toute une vie, celle d’être née dans le mauvais corps.

    Isab xx

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    Marie-Ève Répond:

    Salut Isa,

    Ton commentaire me donne à réfléchir beaucoup… Je vais peut-être y répondre par un autre texte quand ça aura assez mijoté! Tu me connais ;-)

    La seule chose que je dirais c’est que de mon côté, avant l’opération, il y avait 2 choses que j’anticipais beaucoup: 1- la douleur et 2- l’omniprésence des soins post-op.

    J’avais peur de ça mais j’ai quand même foncé tête baissé. Sauf que là, de suis en plein dedans ce qui me faisait peur!

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  8. Hélène Chartrand Dit:

    Allo Marie-Eve

    Pauvre toi tu passes un mauvais coton mais dis toi que c’est passager. J’étais pour t’écrire une note mais Louise de l’autre côté de l’Atlantique a super bien exprimé ce que j’ai ressenti et vécu. Cela fera un an la semaine prochaine et je n’ai pas du tout vécu ce que tu as vécu je ne m’y retrouve pas. On voit vraiment que chacune vit tout ça physiquement d’une façon différente et le seuil de tolérance n’est pas le même pour tous les gens.
    Ta réalité que tu vie en ce moment n’est pas très positive mais nul doute que cela va changer sous peu. Il ne faudrait pas que toutes celles qui vont se faire opérer prochainement s’imagine le pire. Je connais pas plusieurs filles qui se sont fait opérer et aucune d’entre elles m’ont parlé d’un recul aussi marqué après l’arrêt hormonal d’un mois, pas mal certaine que cela va se replacer. Tout ça pour dire que ce n’est pas une sinécure mais cela on le savait.
    Alors bon courage et lâches pas, tu vas retrouver le sourire sous peu

    Hélène

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    Marie-Ève Répond:

    T’en fait pas Hélène, je vais déjà beaucoup mieux que lors de l’écriture de l’article. Mais j’ai eu ça rough je crois. En tous cas, j’ai repris rendez-vous au laser :-( Que veux-tu que je fasse d’autre? Pis pour les seins, j’ai un bon chirurgien.

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  9. Vickie Dit:

    Merci Marie-Eve pour ce texte fort intéressant. Étant très cartésienne moi même, j’aime avoir des données (oups, opinions) différentes et qui ne sont pas toujours simplement positives ou négatives.

    Je te souhaite de bien passer à travers cette étape et que tout aille pour le mieux pour toi.

    Vickie
    xx

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  10. Louise Dit:

    Je lis plus haut, dans deux posts différents:
     » (…) j’ai l’impression que les Docteurs veulent être absolument certains du choix de la patiente… en considérant le nombre de patiente qui qui prennent la poudre d escampette sur le lit d’hôpital. Crois-tu que la monté de testo peut faire changer l’avis d’une indécis a la dernière minute? (…) »
    et
    « (…) Il ne faudrait pas que toutes celles qui vont se faire opérer prochainement s’imagine le pire. (…) »

    D’abord, l’arrêt du THS n’est pas un « test ultime » pour savoir si on est bien décidé(e) ou pas… mais juste une précaution pré opératoire. Il y a assez de raisons pour avoir des risques pour ne pas essayer d’en limiter quelques uns quand on peut.

    Ensuite « la poudre d’escampette » est une EXCELLENTE médecine ! Il vaut cent fois mieux que quelqu’un qui ne se sent pas totalement en accord avec lui/elle même en prenne une grande cuillère à soupe plutôt que de risquer ça : http://ai.eecs.umich.edu/people/conway/TS/FR/Warning-FR.html

    Parce que là, si on se trompe, c’est moins évident à réparer !

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