Genre sexe trans

octobre 2009

octobre 2009

Wow, quel beau titre inspirant, n’est-ce pas? De qui vais-je vous parler aujourd’hui? Je crois que je vais parler d’étiquette. Les étiquettes qu’on attache aux gens pour les identifier. Pour s’identifier à eux où pour être certain qu’ils ne seront jamais associer à nous. En fait, je veux parler de deux étiquettes en particulier. Le premier : « transgenre », et l’autre « transsexuel ».

Bon on s’entend pas mal tous que ces deux mots sont composés de deux parties. En premier : « trans ». Je crois que nous tous s’entendrons sur ce que ça implique. Trans, implique un changement, un déplacement ou une transition.

Ensuite il y a « genre » et « sexuel » qui réfèrent au concept du genre et du sexe humain. La première question que l’on devrait se poser, c’est : Y a-t-il une différence entre le genre et le sexe d’une personne? Pour plusieurs personnes c’est pas mal la même chose. Mais vous en conviendrai avec moi que ce sont deux choses différentes et similaire à la fois. Selon Wikipedia :

« Le mot sexe désigne souvent l’appareil reproducteur, ou l’acte sexuel et la sexualité dans un sens plus global, mais se réfère aussi aux différences physiques distinguant les hommes et les femmes. (Les différences psychologiques ou sociales entre les sexes sont désignées par le mot genre.) »

On comprend donc que le genre est social et le sexe est physique. Donc selon cette définition, nous pouvons affirmer que : « transgenre », étiquette des gens qui adoptent les caractéristiques psychologiques et sociales de l’autre genre. Ainsi que : « transsexuel », étiquette les gens qui transforment leurs caractéristiques physique pour les faire correspondre à celle de l’autre sexe.

Dans le DSM-IV, on parle de désordre ou Trouble de l’Identité de Genre (TIG). Il y a deux critères principaux. Voici ce que le DSM nous dit :

« There are two components of Gender Identity Disorder, both of which must be present to make the diagnosis. There must be evidence of a strong and persistent cross-gender identification, which is the desire to be, or the insistence that one is, of the other sex (Criterion A). This cross-gender identification must not merely be a de- sire for any perceived cultural advantages of being the other sex. There must also be evidence of persistent discomfort about one’s assigned sex or a sense of inappropri- ateness in the gender role of that sex (Criterion B). »

Je voudrais attirer votre attention sur la dernière phrase. Qui nous dit : « Il doit y avoir une évidence d’inconfort persistant à propos de son sexe ou un sentiment que le rôle associé au genre de son sexe est inapproprié. » Premièrement, quand on parle du TIG, ce peut être un inconfort avec son sexe ou son genre. Il y a deux type d’inconfort et il ne doivent pas nécessairement être présent les deux à la fois pour que le diagnostique s’applique.

Donc selon les définitions de « genre » et de « sexe » ci haut décrites, l’étiquette « transgenre » s’applique aussi bien que l’étiquette « transsexuel » au TIG. Donc d’un certain point de vue, transgenre et transsexuel c’est du pareil au même, sauf pour ce qui est de la souffrance qui motive le changement/transition.

Comme vous l’avez peut-être remarqué, depuis le début de mon article j’évite d’utiliser les termes : « personne transgenre » ou « personne transsexuelle ». Pourquoi? J’ai cru bon d’utiliser le terme étiquette parce que ces termes « transgenre » et « transsexuel » catégorisent les gens en groupe et il sous-entend qu’il n’y a pas d’autre groupe et qu’il n’y a pas de place entre les deux groupes. Selon ces étiquette, les personnes « trans » doivent être « transgenre » ou « transsexuel ».

La réalité est tout autre. Il y a beaucoup de gens dont la souffrance provient à la fois de leur genre et de leur sexe à différents degrés. Comment les étiquette-t-on ceux là?

Il faut comprendre qu’il y a trois éléments à aligner ensemble dans ce changement : l’identité de la personne, le genre social et le sexe physique (sexe physique inclut toutes les caractéristiques sexuelles primaires et secondaires). Il revient à chacun de définir à quel degré ces trois éléments identitaires de leur propre personne seront plus ou moins alignés à un genre masculin ou féminin.

Il ne faut pas oublier que d’agir sur un des trois éléments, peut influer sur les autres et les souffrances peuvent se modifier en cours de route. Moi par exemple, ma source de souffrance c’est mon genre. Mais pour moi, en changeant mon genre, il devenait impératif de changer mon physique également. La souffrance relié à mon sexe n’était pas aussi grande dans ma vie d’avant que pendant la transition. Est-ce que parce que ma souffrance venait du genre que je suis transgenre? Peut-être mais pourtant j’ai quand même transformé mon corps ce qui me permet de porter l’étiquette « transsexuelle ». Pour moi, ça n’avait simplement pas de sens de porter le genre féminin et d’être homme physiquement. Mais le plus urgent, ma plus grande souffrance, était le genre.

Où je veux en arriver avec tout ça? Et bien vous savez tous que je viens de passer par le bistouri du Dr Brassard pour une Vaginoplastie. Vous savez également que ma guérison se passe bien mais que j’ai eu ça dur comme on dit. Peut-être que pour moi cette chirurgie n’était pas LA plus belle chose du monde! Mais est-ce que je peux en être heureuse moi aussi? Je crois que pour une personne, pour qui l’origine de sa souffrance était reliée à son genre, que l’étape la plus importante c’est le « passing ». Donc pour moi la vaginoplastie n’était pas le point culminant de ma transition mais c’est une étape très importante.

Pour d’autres dont l’origine de la souffrance est leur sexe, l’étape la plus importante sera définitivement la chirurgie de changement de sexe. Pour ces dernières, le passing n’est peut-être même pas une question. J’ai vu un jour, une vidéo d’une dame assez âgée qui venait de recevoir sa vaginoplastie. Elle ne passait pas du tout. Mais pour elle, c’était son corps en premier. Pour d’autres, c’est de vivre dans le genre de leur choix et le reste ne compte pas du tout. Et entre ces deux là, il y a tout un éventail de personnes trans, comme moi, qui soufrent plus ou moins de leur sexe et/ou de leur genre à différent degré et qui se font étiqueter à tord et à travers.

Les étiquettes font en sorte que si tu as l’étiquette « transsexuel », tu dois agir ou réagir comme les autres. Le cas des personnes qui vivent dans le genre opposé à leur sexe et qui ne désirent pas de SRS, est un exemple parfait pour décrire cette réalité. La personne peut même avoir passer à travers plusieurs étapes chirurgicales mais sans désirer changer de sexe. Pour cette personne il suffisait simplement de changer ses caractéristiques sexuelles secondaires pour être en harmonie avec son corps. Est-elle transsexuelle ou transgenre? S.V.P ne répondez pas un de ces choix. La réalité c’est qu’elle est trans et qu’elle aussi a souffert soit de son genre ou de son sexe ou les deux comme toutes les autres personnes trans du monde.

Il faut cesser de catégoriser et de sous-catégoriser les gens. Les divisions ne font que favoriser les différences et la discrimination.





Commentaires (7)


  1. Pascale-Anne Dit:

    Sans parler de certaines personnes qui, une fois post-op, ne se considèrent plus trans. Elles ont aussi le droit de se considérées totalement femme ou homme, selon le sexe de destination. Leurs transition est terminée ! J’ai tellement entendu de personnes dans la communauté faire du lavage de cerveau en disant :  »Tu seras toujours une trans, même si tu as ta vaginoplastie…Tu ne seras jamais une vraie femme ». Chacun/e a le droit de penser par elle-même et de se déterminer par rapport à la société. Cessons de nous  »victimiser » entres-nous. Personnellement personne n’a à dire ce qu’une personne doit être ou ce qu’elle doit devenir ou ce qu’elle est. La communauté manque grandement d’accueil à cet égard, entre autres !
    En février ce sera mon tour de recevoir ma vaginoplastie par le Dr Pierre Brassard. Bien je me considère totalement femme, je serai enfin complète, telle que je me perçois dans ma tête, et non dépendement selon ce que les autres perçoivent de moi. Vivre et laisser vivre…

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  2. Sandrine Marquis Dit:

    Je suis tout à fais d’accord avec toi. Je suis un simple être humain comme les autres qui cherche le bonheur avant d’être une transsexuelle, un transgenre, une femme ou un homme.

    Le groupe dans lequel on me classe n’a aucune importance pour moi, ce qui a d’important c’est que je sois moi-même et que je sois bien avec ce que je suis.

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  3. Stephanie Gosselin Dit:

    Excellent article, il pourrait être le début d’un immense débat ou bien le début d’une classification éclairée et définitive. Ce que le monde et surtout la communauté trans aurait bien besoin en ce moment.
    J’en perds moi-même mon latin, et je ne sais que deux ou trois mots.

    On m’avait déja dit que la psychiatrie avait déterminée que : transexuel 1 = SRS
    transexuel 2 = pas de SRS

    Les deux vivent très bien le genre assigné.

    Jusqu’à présent, pour moi le mot (transgenre) voulait dire que la personne désire vivre semblable au sexe, genre choisit par elle-même avec le plus de similitude possible sans toutefois revendiquer le changement définitif, c’est à dire garder les deux genre ou identité, et comme on dit généralement, c’est de profiter du meilleur des deux mondes.
    J’ai beaucoup de difficulté quand l’épouse d’une trans la définit comme son (homme ) à elle…
    Je m’excuse mais un tel comportement ne m’incite pas du tout à m’inclure dans un monde (TRANGENRE) pas du tout. Alors quand j’ai à expliquer que je suis transsexuelle, je ne suis pas trangenre, alors pas du tout. Je suis une femme simplement.

    Il serait grand temps de se démêler:

    Il y a les androgines qui parfois se définissent comme trans…
    Il y a des travesties qui ayant eu quelques chirurgies esthétiques, implant etc. qui se définissent comme trans.
    Il y a aussi celle qui se promulgue transsexuelle, et que la médecine n’a jamais reconnu et ne veux pas reconnaitre…

    Et je n’ai pas émuméré toute les (configurations) possible…. qui fera le grand ménage? Il devra pourtant être fait un jour par des gens qualifiés.

    Je vais dans le même sans que toi, la communauté à le jugement fort aiguisé, bien plus que la société elle-même. Je vie et travaille dans la société et je ne recois aucun jugement, mais dans la cummunautée trans j’y suis déja jugé. Me faire répéter constamment que que je suis trans, je commence vraiment à le savoir là…

    Quand, au début de ma vie j’ai commencé à m’intérroger sur qui j’étais, je me savais déja femme au fond de moi….. maintenant avec les années qui ont passées je suis toujours femme, rien d’autre.
    Mais il y aura toujours une communauté pour préciser que je suis trans.

    J’estime au plus au point l’être humain, femme, homme, du moment que la personne sache ou elle en est elle-même dans sa vie. Je déteste au plus au point la discrimination, ou bien faire des catégories.
    Mais le domaine médicale en premier à une classification et il doit en être ainsi.

    ILs faudrait juste que chacun soit bien informé des terme (politiquement correct) si je puis dire ainsi !

    Moi je sais qui je suis, et j’aimerais bien que les autres le sachent aussi…

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  4. LovelyStef Dit:

    Bonjour à toutes et à tous,

    Il est vrai que ce qui compte le plus est d’être bien avec soi-même d’abort et avant tout. Cependant, pour ma part, je trouve cela très important d’atteindre un certain niveau de crédibilité avec notre désire d’existance. Et que tout aide pour y parvenir devient salutaire. Pour ma part, je désire devenir femme mais pas au point de changer de sexe actuellement. Aussi, j’en suis qu’au début et en conflit intérieur car ma douce n’accepte pas du tout cet état de fait. Elle a bien des préjugés. Cela en vient à l’idée que l’on se fait de l’étiquette que l’on attribue à tout-un-chacun dans ce que l’on perçoit de cette soi-disante normalité. Heureusement avec la sensibilisation une évolution s’effectue dans la tête des gens, tranquillement mais surement.

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  5. Pascale-Anne Dit:

    Stéphanie a dit :

    Je vais dans le même sans que toi, la communauté à le jugement fort aiguisé, bien plus que la société elle-même. Je vie et travaille dans la société et je ne recois aucun jugement, mais dans la cummunautée trans j’y suis déja jugé. Me faire répéter constamment que que je suis trans, je commence vraiment à le savoir là…

    Quand, au début de ma vie j’ai commencé à m’intérroger sur qui j’étais, je me savais déja femme au fond de moi….. maintenant avec les années qui ont passées je suis toujours femme, rien d’autre.
    Mais il y aura toujours une communauté pour préciser que je suis trans.

    Et moi de répondre :

    Et la communauté (ATQ !!??) se demande pourquoi certains/nes personnes trans qui se définissent comme homme ou femme, tout simplement fuient leur rangs ?
    Je me suis déjà fait dire ceci :  »ne renie jamais ta communauté ! » Désolée mais ce sont des personnes
    qui m’ont dit cela qui veulent obliger les autres à penser qu’ils/elles seront toujours des trans à vie.
    J’ai même été victime de transphobie de la part d’une personne trans, bien placée dans la communauté alors que je ne m’y attendais pas. Ayoye !!!

    À bien y réfléchir, la transphobie est hyper bien implantée dans la communauté… Alors, ne venez pas vous demander pourquoi elle n’a pas les reins solides et qu’elle demeure encore fragilisée dans ses droits par rapport à la société…

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  6. Marie-Marcelle Godbout Dit:

    Je vient de lire les commentaires sur l’ article (*Genre Sexe Trans*)
    Suite a certain commentaires , j’ ai pris la peine de m’ informer a certains
    psychologues en posant la question suivante !
    Es que la *TRANSPHOBIE INTÉRIORISÉ* est le dénie de sa réalité d’être ?
    La réponse a été courte a ma question  » OUI »
    Voilà ce que la psychologie en pense !
    Même si aujourd’hui je suis opéré depuis 35 ans , je suis épouse depuis 37 ans,
    mère depuis 34 ans, et grand mère depuis 7 ans pour mon petit fils et 6 ans pour
    ma petite fille , je suis une femme transsexuelle et fier de l’ être , je n’ai pas a avoir honte
    de ce que je suis je ne suis pas criminelle je suis transsexuelle , nous avons tous droit a nos
    opinions voici la mienne !

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  7. Stephanie Gosselin Dit:

    Petite précision.

    Je parlais de la nomantlature des noms pour nous décrirent chacun chacune dans ce vaste labyinthe qu’est la vie trans…
    Je trouve qu’il y a différence entre travesti et transsexuel, se faire dire par la population, PARFOIS, qu’on est un gars habillé en fille, parce que ÇA RESTE CELA aux yeux des gens qui ignorent tout à ce sujet.

    Et de plus, nous devons s’identifier, pas comme femme transsexuelle, mais comme homme transsexuel. Et à ce propos je déteste la langue française et sa grammaire.
    Bien sûr je dis que je suis femme transsexuelle! Franchement, et en cela je ne nie pas ma biologie physique.
    Il n’existe aucune opération à ce jour qui permette de changer la structure fondamentale du corps reçu à la naissance. Mais l’identité se joue à un niveau supérieur, dans la tête.

    IL n’y a pas de TRANSPHOBIE INTERIORISÉ ici , là.

    Je commentais l’excellent article de Marie-Eve, qui en utilisant transgenre de façon générale pour tout la communauté, n’aide personne.

    Nous avons commencé notre vie dans la transsexualité, nous la termineront dans la transsexualité, à moins d’un miracle. -;) Bonne journée ! Ce n’est pas le temps de partir la chicane.

    P.S: En passant Marie-Marcelle, félicitation pour ton p’tit bébé, (ATQ) il grandi super bien, les gens que tu as pour l’accompagner son merveilleux et fort travaillant.

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  8. LDM Dit:

    @Stéphanie
    Il n’y a pas de définition fixe entre primaire et secondaire, et elles varient selon la personne qui veut se flatter l’ego – ainsi les définitions prédominantes sont que la division dépend de l’âge: avant l’âge moyen, primaire; après, secondaire.
    Les androgynes se définissent trans parce qu’eils le sont: leur genre n’est ni M ni F après tout
    Je ne vois pas ce que tu entends par « des travesties qui ont quelques chirurgies »
    Et « celle qui se promulgue transsexuelle mais que la médecine n’a pas voulu reconnaître » est assez courant dans des situations thérapeutiques malsaines, dans des situations oppressives (voir: l’incapacité d’être traité au CAMH si on est bi/lesbienne/gay, ou simplement le manque d’accès médical, je suis étudiante, j’ai mieux à foutre que de balancer 100$ par semaine à un psy pour me faire dire ce que je sais déjà), il y a aussi une dichotomie qui m’embête, on n’est jamais « femme tout court »: je suis femme, étudiante, issue de classe sociale aisée malgré ma situation actuelle, bisexuelle, polyamoureuse, de race mixte mais paraissant blanche, fille d’immigrants, personne avec un handicap, et, oui, trans (et queer), même si je suis tout autant une femme que les autres (en fait, les femmes cis me font moins de problème que beaucoup de femmes trans qui aiment juger le degré de « transitude » pour se comforter), tout ça avec les privilèges et les oppressions que cela peut impliquer, et je dois dire que je considère les deux termes (transgenre, transsexuel) comme des terminologies imposées de l’extérieur, trans* tout court, ça me plait plus, et parfois j’aime bien utiliser « invert » (terme utilisé par une homme trans britannique dans les années 20 dans son autobiographie).

    Et puis, si vous voulez vous plaindre des « trans à vie » je vous rappelle que vous, vos droits, vous les avez, alors les complaintes de la vilaine communauté, je vous joue le plus petit violon du monde; et juste pour vous même, puisque j’aurai le plaisir de ne pas l’entendre ;)

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  9. Stephanie Dit:

    Merci LDM,

    Au final si je comprends bien…  »ÃŠtre ou ne pas être »" restera un discours de sourd.

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