TRANS: POLITIQ DEMANDE LA FIN DE RÈGLES DISCRIMINANTES

Une coalition dirigée par le groupe queer montréalais PolitiQ demande au gouvernement du Québec des changements aux réglementations du Directeur de l’état civil jugées discriminatoires envers les personnes trans.

La coalition a tenu une vigile pacifique devant le bureau du Directeur de l’état civil, au coin des rues De Bleury et Président-Kennedy, le jeudi 17 juin dernier. Le manifeste de la coalition, intitulé Non aux règles STÉRILES de l’état civil : trans mobilisé-es pour leur citoyenneté!, a déjà été endossé par plus de 60 organisations ainsi que par plus de 60 personnalités publiques, dont l’Association des transsexuels et transsexuelles du Québec et le député de Québec solidaire, Amir Khadir.

La coalition soutient que les réglementations existantes portent préjudice aux personnes trans de même qu’à leurs enfants. De plus, ces règles remettent en cause l’égalité de tous les Québécois devant la loi. Dans le manifeste de la coalition, on peut lire : « Aujourd’hui au Québec, les personnes transidentifiées (transexuelles, transgenres, intersexes, genderqueers, queers, androgynes, ambigenres, non genrées, etc.) ne bénéficient pas des mêmes droits que les autres citoyen-nes au regard de l’état civil. […] Leurs droits à l’égalité et à l’intégrité physique ne sont pas respectés étant donné la stérilisation obligatoire qui leur est imposée pour l’obtention d’un changement de leur mention de sexe dans leurs actes de l’état civil.

De plus, en raison de ces situations, plusieurs personnes trans se retrouvent durant de longues périodes avec des papiers d’identité officiels (des actes d’état civil) qui ne reflètent pas leur identité réelle, ce qui peut occasionner de nombreuses discriminations », comme pour se trouver un emploi ou se loger. 

Revendications

La coalition revendique notamment l’accès au changement de nom sans délai excessif, comme il se fait dans d’autres provinces canadiennes, et l’accès au changement de la mention de sexe sans traitements médicaux obligatoires (opérations et hormonothérapie) à partir d’une recommandation d’un professionnel, à l’instar de l’Espagne et de la Grande-Bretagne. Elle invite d’ailleurs les responsables de l’élaboration du plan d’action de la Politique québécoise de lutte contre l’homophobie à se coordonner avec les acteurs de la communauté trans.





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