Ensemble pour renseigner la population trans et non trans à propos de la transidentité afin de pouvoir combattre ensemble les préjugés qui l'entourent et ainsi faire avancer les choses socialement.

Qui est l’ATQ ?

L’aide aux trans du Québec est un organisme sans but lucratif qui a ouvert ses portes le 7 janvier 1980, grâce au travail titanesque de la fondatrice, Madame Marie-Marcelle Godbout (Mimi de Paris).  Le conseil d’administration se réunit mensuellement pour veiller au bon fonctionnement de l’organisme.

Aider et écouter sont les piliers du soutien offert par l’ATQ à travers différentes activités, conférences, groupes de rencontre, diffusion d’information et levées de fonds. Ces  activités ne seraient pas possibles sans l’implication de nombreux bénévoles.

Chaque année, et ce depuis 2004 ans, l’ATQ organise la journée de la fierté trans, en l’honneur de Christine Jorgensen, qui fut la première transsexuelle à avoir une chirurgie de réassignation de genre et qui est décédée le 3 mai 1989.

Principales caractéristiques :

  • Centre confidentiel non anonyme
  • Relation d’aide et d’écoute
  • Centre d’aidants naturels transsexuels
  • Centre de conscientisation et de sensibilisation sociale

Pourquoi l’ATQ existe ?

Bien sûr, c’est un organisme ayant pour but d’aider les personnes transsexuelles au tout début de leur cheminement. Ce qui veut dire, établir le premier contact pour parler de leur grand secret, leur identité sexuelle. L’ATQ s’engage également à soutenir la personne transsexuelle tout au long de sa transition, et après la chirurgie de changement de sexe pour la conseiller sur le plan physique et psychologique et pour la mettre en contact avec un confrère ou une consœur ayant vécu une situation similaire.   Nous portons une attention particulière aux jeunes qui s’éveillent au phénomène de leur transsexualité car la situation peut devenir dramatique s’il n’y a pas de ressources disponibles ou d’écoute, surtout quand la famille ou les proches ne sont pas sensibilisés. Nous développons également un volet d’accompagnement particulier qui s’adresse aux personnes vieillissantes afin de leur permettre de vivre cette étape de leur vie dans la dignité et la sérénité.


L’atelier de discussion de l’ATQ

Il s’adresse aux transsexuel(les) exclusivement et qui sont soit en questionnement sérieux ,en cheminement  vers une conversion sexuelle ou ayant déjà reçu l’opération de réassignement de genre.

Ce groupe se veut un point de rencontre et de socialisation entre personnes transsexuelles des deux genres autour d’un sujet déterminé à chaque semaine. Un groupe conjoints/amis/familles de personnes transsexuelles pourra être mis sur pied si la demande vient à être assez grande mais il y a généralement une rencontre de ce type à chaque année.


 

L’histoire de l’ATQ

Christine Rollins née le 5 janvier 1946 décédée le 19 Février 1981

C’est en 1970 que Marie-Marcelle Godbout, alors encore à la recherche de son identité, s’occupe d’être en relation d’aide avec Christine Rollins, l’une des toutes premières transsexuée au Québec. Cette dernière avait reçu une chirurgie de réassignation sexuelle à l’hôpital général de Montréal et  a été opérée par l’un des premiers chirurgien Québécois pratiquant cette technique, soit, le Docteur Harvey Brown. Après sa chirurgie, Christine errait seule et sans ressource. Le regard des autres, le mépris pour ce qu’elle était, ses papiers d’identité qui n’étaient pas changés et le rejet social envers Christine, ont été des facteurs suffisamment déterminants pour que Marie-Marcelle la prenne sous son aile.

Comme Marie-Marcelle était infirmière auxiliaire, au fil du temps, certaines personnes transsexuelles arrivaient avec leur prescription donnée par leurs médecins traitants et se faisaient donner leurs injections de sa main. Par la même occasion, Marie-Marcelle faisait de l’écoute active.

Marie-Marcelle reçoit sa chirurgie de réassignation sexuelle le 18 octobre 1979 à Toronto, à l’hôpital Wellesley par le Docteur William R.N. Lindsay.

Christine Rollins, malade et souffrante, passe Noël à Montréal en compagnie de la famille de Marie-Marcelle. Elle doit subitement retourner à son domicile, à Toronto, puisqu’elle devient très souffrante à la suite d’une délicate intervention chirurgicale, subie le 6 novembre 1979. Cette opération avait pour but de diminuer l’estomac afin de perdre du poids. Suite à des complications de cette intervention, Christine tombe dans le coma. 14 mois plus tard, elle décède le 19 février 1981.

En 1980, Christine Rollins alors à l’hôpital général de Toronto, reçoit à son insu la visite de Marie-Marcelle. Elle entend une infirmière qui lui parle sur un ton dur et l’interpelle au masculin. <<now be a good boy !>> Entendre cela de la part de l’infirmière révolta Marie-Marcelle. Ce manque de respect envers son identité et sa dignité, et ce, sur son lit de mort, devinrent les événements déclencheurs pour qu’elle fonde l’ATQ (Aide aux Transsexuels(les) du Québec). Aujourd’hui après plus de 30 ans d’existence, l’ATQ milite pour que les doyen(ne)s transsexué(e)s puissent vieillir et mourir dans le respect et la dignité.

Le 22 octobre 1980, la fondatrice reçoit chez elle quatre personnes afin de discuter de son projet. Étaient présentes : Manon, Vanessa, Marie-Claude et Brigitte. Une nouvelle s’ajouta au groupe un peu plus tard et qui remplaça Brigitte. Il s’agit de Marie-Josée qui fut la bénévole la plus dévouée à l’association. C’est elle qui aussi, eut l’idée de faire une journée du 3 mai, le jour commémoratif, en souvenir de la mort de Christine Jorgensen, la première transsexuée la plus médiatisée mondialement. Elle fût opérée en 1952.

Et Marie-Marcelle, pour faire suite, eut l’idée de prendre le 3 mai ou le samedi le plus près et d’en faire la journée de la fierté transsexuelle. Danielle Chénier est actuellement la responsable du comité d’organisation.

Depuis 1980, l’ATQ est un centre d’écoute et de références. Par le recours des médias,cet organisme a grandement contribué à faire comprendre et à démystifié ce qu’est le transsexualisme au Québec, à faire ouvrir les mentalités sur les différences par le biais de conférences à travers les universités les cégeps, les centres hospitaliers et les pénitenciers.Les fondatrices de l’ATQ en 1980

Les fondatrices de l'ATQ en 1980

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